ORGANISATION

 

Le Corps National de Sapeurs-Pompiers (CNSP) a une organisation coordonnée en pôles de compétences. Il a à sa tête un Commandant, assisté d’un Commandant en second et d’un Chef d’Etat-major.


Sur le plan organisationnel, le CNSP compte  deux (02) divisions (la Division Emploi et la Division Administrative et Logistique) et un Service Santé.


Sur le plan opérationnel, le CNSP comprend trois groupements commandés chacun par un officier supérieur Sapeur-pompier.


Le 10ème  Groupement de Sapeurs-Pompiers couvre les régions administratives du Centre, de l’Est et du Sud, avec PC  à Yaoundé.


Le 20ème Groupement de Sapeurs-Pompiers couvre les régions administratives du Littoral, de l’Ouest, du Nord-ouest et du Sud-ouest, avec PC à Douala.


Le 30ème Groupement de Sapeurs-Pompiers couvre les régions administratives de l’Adamaoua, de l’Extrême-nord et du Nord, avec PC à Garoua.


Sur le plan de la formation, le Centre National d’Instruction, situé provisoirement à Yaoundé, assure la formation, le recyclage et le perfectionnement du personnel du Corps. Il dispose en son sein d’un Centre de secours d’application.

CARTE D’IMPLANTATION DES CENTRES

DE SECOURS A L’HORIZON 2035

 

 

 

Connaitre le Corps National de Sapeurs-Pompiers (CNSP)

 

 

 

Le décret n°2001/184 du 25 juillet 2001 portant réorganisation du Corps National de Sapeurs-pompiers, le définit comme une formation militaire interarmées spécifique de protection civile placée sous l’autorité directe du Ministre chargé de la défense et mis pour emploi à la disposition du Ministre chargé de l’administration territoriale.

La protection civile quant à elle, consiste à assurer, de façon permanente, la protection des Hommes, des biens, et de l’environnement contre les risques d’accidents graves, les calamités ou les catastrophes ainsi que contre les effets de ces sinistres.

Par ailleurs, le Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation est celui qui a la charge de l’élaboration, de la mise en œuvre et de l’évaluation de la politique du gouvernement en matière de protection civile.  Mettant côte à côte tous ces repères règlementaires, la singularité du CNSP émerge dans la mesure où, il se découvre comme grande unité militaire dont la mission n’est plus la défense du territoire, mais bien celle d’assurer la protection civile.

Il ne serait pas superflu de relever, quelque part, le fait que toutes les armées participent à la constitution de cette Formation dite interarmées en mettant à disposition la ressource humaine nécessaire. En conséquence, le CNSP, en tant que composante de l’armée, fière de la discipline, du courage, de la patience et de la formation des militaires qui le composent, est entièrement dévoué à la lutte contre les accidents de tous genres susceptibles d’affecter le quotidien des populations. Ses personnels, 24 heures sur 24, sont d’alerte, prêts à se porter sans hésitation, au secours de toute personne menacée, de tout bien en péril ou pour la protection de la nature. Par ailleurs, un numéro d’appel d’urgence, le « 118 », donne la possibilité à tous camerounais, dans le lieu où est implanté une caserne de Sapeur-pompier, de faire appel aux secours, quel que soit l’opérateur téléphonique utilisé.

Actuellement, le CNSP couvre 14 chefs-lieux de département. Ses missions sont entre autres,  la lutte contre les calamités et leurs séquelles, le secours aux personnes et aux biens en périls, la participation à la gestion des catastrophes.

Considérant la période allant de 2010 à 2016, le CNSP a pleinement rempli son contrat relatif aux secours aux populations ayant fait la dure expérience des accidents ou d’infortunes diverses. Il présente un bilan opérationnel qui justifie à plus d’un titre sa raison d’être. Les moyens opérationnels qu’il dispose lui ont permis de répondre à toutes les sollicitations dont il a fait l’objet.

Ainsi, les sapeurs-pompiers ont lutté contre un peu plus de 10239 incendies. Ces incendies  ont notamment concerné des appartements, des marchés, des installations électriques diverses, des véhicules etc. D’autres part, le CNSP a effectué plus de 17648 sorties destinées aux secours des victimes des accidents de la circulation, des maladies ou d’ennuis divers ayant menacé leur vie ou leur intégrité physique. Aussi, faut-il associer à toutes ces interventions, 6083 opérations diverses qui ont pris en compte les fuites de gaz, les ravitaillements en eau et les évènements impliquant l’action indésirable de l’eau.

Il ressort de ces interventions que, les sapeurs-pompiers sont intervenus en moyenne 14 fois par jour pour voler au secours des personnes.  Il est à remarquer que toutes ces activités de secours ont donné aux pompiers de vivre des expériences uniques leur ayant permis de saisir, de manière plus profonde, la valeur intime de leur profession qui s’inscrit dans le cadre de la protection civile.

Pour cela, il ne serait pas aisé de traduire l’émotion qui se lit sur le visage d’un boutiquier dont la boutique vient d’être épargnée de justesse grâce à l’action des sapeurs-pompiers. Et, cette victime, extraite d’un véhicule accidenté qui, privée de toutes ses capacités, laisse transparaitre l’espoir de son salut en s’abandonnant à l’intervention professionnelle des secouristes. Enfin, cette autre famille qui a perdu un être cher dont le corps se trouve au fond d’une excavation, et qui, après intervention des pompiers, pousse un soulagement parce qu’elle  peut enfin disposer de la dépouille pour faire dignement son deuil.

Eu égard à tous ces faits, l’on constate que les populations manifestent de plus en plus leur satisfaction exprimées en remerciements qui, à juste titre, récompensent  les énormes sacrifices consentis par les « soldats du feu ». En effet, ceux-ci font des expériences qui les confrontent à la fragilité de la vie sous ses apparences les plus insupportables. Ils agissent dans des conditions où, l’ordre, bouleversé comme dans une vision apocalyptique, demande de leur part, une grande force morale, un effort physique constant et un psychisme à toute épreuve.

Sous un tout autre registre, les actions en faveur de la sécurité des personnes et des biens, s’inscrivent dans le domaine de la prévention. A ce propos,  l’expertise du CNSP est mise à contribution pour la construction des Etablissements Recevant du Public, des bâtiments d’habitation  et des Immeubles de Grande Hauteur. Cela se matérialise d’une part, par l’inspection des plans de construction. Ici, il est question de soumettre à l’étude d’un préventionniste, les plans d’un édifice en vue de  détecter des éventuelles anomalies de conception en contradiction avec la réglementation incendie. D’autre part, il y a des visites de sécurité qui sont une sorte d’analyse du risque dont le but est de vérifier les renseignements collectés, de relever les infractions aux règlements applicables en matière de sécurité, de constater les anomalies dangereuses et les installations ou fabrications entravant la sécurité, de déceler tout ce qui peut être à l’origine d’un feu, d’une explosion, d’une panique, ainsi que de leur propagation et de voir tout ce qui peut être fait ou complété pour s’opposer à de tels sinistres. Ces actions de prévention intéressent aussi bien les établissements administratifs, publics que privés.

Ainsi, en amont comme en aval, le CNSP est au cœur des actions de protection civile, prenant en compte la prévention et les interventions. Il gère tous les risques courants et participe de manière active à la gestion des catastrophes quelques soit leur nature ou leur lieu d’occurrence.

L’on peut relever à titre d’exemple, les inondations qui ont frappé certains quartiers de Douala au mois d’octobre 2015. L’image d’un sapeur-pompier nageant, tenant par une main un contenant dans lequel est agrippé un enfant qui, vraisemblablement, s’étonne que tout soit devenu eau autour de lui, demeure encore vivace dans l’esprit. Rappelons  également l’intervention courageuse des « soldats de feu » lors de l’incendie ayant ravagé un dépôt de gaz au quartier ETOUDI à Yaoundé. Alors que les populations, affolées et terrifiées s’éloignaient du lieu où retentissaient de violentes  explosions de bouteilles de gaz enflammées, le sapeur-pompier lui, se dirigeait résolument vers le lieu du sinistre comme n’ayant plus aucune crainte.

En dépit de cet engagement résolu du CNSP dans l’accomplissement de ses missions de protection civile, certains défis existent. D’une part, la demande des secours qui augmente avec la création de nouvelles unités. D’autre part, la sensibilisation du public sur la disponibilité du service gratuit du CNSP, qui le rend plus alerte et parfois plus exigeant et enfin,  la naissance des quartiers périphériques qui augmente significativement les délais d’intervention surtout quand on y associe la qualité des accès qui y conduisent. Tous ces challenges  sont d’autant plus vivaces que le potentiel matériel du CNSP se renouvelle à un rythme assez lent.

En conclusion, le CNSP se présente comme le bras séculier de la protection civile, gérant aussi bien les risques courant et majeur. Il a toutefois devant lui, des jours qui se révèleront plus astreignants. En effet, les bouleversements sociaux, sur les plans technique et technologique, s’accompagnent inéluctablement d’un accroissement des risques, de leur diversification ainsi que de leur complexification. Il doit par conséquent faire sa mue au même rythme afin d’éviter de paraitre dépassé.

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